Les étudiants de Mode Estah ne se contentent pas des salles de classes pour apprendre. Encouragés à développer leur curiosité, et leur sensibilité artistique, c'est au coeur de Paris, que les élèves découvrent l'univers de la mode. Dans cet article, David revient sur l'expérience d'un vernissage - le vernissage d’Ideat pour la série exclusive d’Anja Niemi. Une expérience unique, à laquelle David a eu accès dans le cadre de son stage chez L'Exception. L'art de l'événementiel : une des carrières à laquelle Mode Estah vous prépare. (+d'infos)
Manon Renault, 
Journaliste Mode 
Responsable de l'enseignement « Blog » pour Mode Estah


Le jeudi 3 mai, le magazine d'architecture IDEAT organisait un vernissage au Salon des boiseries du Musée des Arts décoratifs pour le lancement d'un numéro événement . En effet, pour ce printemps 2018, la photographe Anja Niemi s'invite chez IDEAT et réalise une série de clichés mêlant art, design et mode. Cette dernière s’est fait connaître avec des clichés où elle se met elle -même en scène dans diverses situations méticuleusement étudiés. Aujourd’hui sa renommé à l’internationale ne cesse de monter : le moment idéal pour IDEAT d'inviter l'artiste.

Magazine français, crée par Laurent Blanc en 1999 IDEAT est un acronyme de Idées, Design, Evasion, Architecture et Tendances. Véritable source d'inspiration en termes de décoration intérieure, d'idées d'escapades pour le week-end ou encore de loisirs culturels,IDEAT cible les hommes et les femmes vivant en milieu urbain en quête de nouvelles idées pour leurs loisirs.


Le shooting mode et décoration de la photographe a eu lieu dans une maison datant de 1840 au coeur de Maisons-Laffitte (dans les Yvelines).Cette série exceptionnelle est consacrée à l’imaginaire du cirque magnifié par une touche de mystère.Dans le Salon des boiseries, à la fois minimaliste et idyllique, les oeuvres sont sublimées.















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Texte et Photographies : David Cai.


Le secteur de la mode offre aux étudiants de nombreuses perspectives professionnelles. Stylistes, modélistes, acheteur : une liste classique -une liste non-exhaustive. Il est temps de regarder plus loin. La mode est un champ à la croisée des arts, et un secteur économique majeur. Aujourd'hui, les professionnels les plus qualifiés peuvent être amenés à prendre en charge l'organisation d'expositions, ou proposer des voies de financements originales pour conserver le patrimoine. 

Le lundi 7 mai 2018 entrera dans l'histoire. Pour la première fois un événement d'envergure mondial; associé aux célébrités et au glamour, s'est saisit d'un sujet houleux et clivant : la religion catholique. 
Quelques éléments sur la bal du Met, un événement mondain qui depuis 1948 se joue du scandale médiatique.
Anna Wintour, Rédactrice en Chef du Vogue US au MET Ball en 2016




.Anna Wintour, rédactrice en chef mythique du Vogue US, organise depuis 1995 le Met Ball. Un bal caritatif qui soulève des millions (13 million de Dollars en 2013). L'argent récolté permet de financer les expositions; mais également de faire du musée une institution de référence dont le nom rayonne à travers le monde.

.Analyser le bal du MET permet de pénétrer sur un terrain transformatif d'idéologies qui spécifient la place de la mode dans la société.
En prenant pour thème la religion catholique, Anna Wintour et le comité du musée, questionnent les frontières du tabou. Ainsi, les réactions et articles qui suivent l'événement sont autant d'éléments qui permettent de répondre à cette question :
 La mode est-elle autorisée à parler de religion ?
Est-ce un moyen de faire scandale ?

Les journalistes, mais également les communicants doivent se saisir de cette question.
Que peut-on dire, que peut-on faire ? 

. La mode, et l'industrie culturelle de manière générale, ont souvent utilisé la religion afin de faire le Buzz. Madonna fait cas d'école avec Like a Virgin dans les années 1980. Un look qui continue d'alimenter les pages des édito de mode. Pour se démarquer les étudiants en stylisme doivent connaître ces histoires, comprendre leurs origines pour les intégrer dans leurs tactiques de communication.
La figure de la vierge inspire Jean Paul Gaultier pour son show haute couture de 2007 ou Guo Pei en 2017.
Madonna : toujours scandaleuse.

. Cette année, Rihanna a collaboré à l'organisation du bal, et fait sensation sur le tapis rouge en Maison Margiela Haute-Couture par John Galliano. Une pièce qui a demandé 750 heures de travail et vient critiquer le luxe des tenues des papales.
Rihanna, Met Ball 2018


"Au XVIe siècle, il n’a été possible de dépasser la condamnation de la richesse et de l’ostentation du Nouveau Testament qu’en donnant au luxe une dimension nécessairement artistique et esthétique ». Pascal Morand
La question de la religion face au luxe est l'un des thèmes de recherche de Pascal Morand, président de la fédération française de la couture et du prêt-à-porter. Son ouvrage montre comment l'imprégnation religieuse influence la conception du luxe selon les pays et les cultures.
L'histoire de la mode et l'histoire tout court, sont des disciplines en interaction constante : un étudiant qui possède une force de proposition, c'est un étudiant qui dépasse les frontières et se saisit de la mode comme un champ pour analyser l'ensemble de la société.

Élaboration des scandales,
 Histoire du luxe et des religion, 
Célébrités,
Bal de charité et financement des musées
Autant de clés et d'outils à explorer. Le Met est un objet d'étude à part entière qui informe les étudiants autant sur l'histoire de la mode que les méthodes employées pour communiquer. 

Manon Renault, 
Journaliste Mode 
Responsable de l'enseignement « Blog » pour Mode Estah

Ce mois-ci, David vous propose de découvrir les écrits des grandes figures de la littérature sur la mode. Une manière de remonter le temps et de montrer que la mode à toujours préoccuper ses contemporains.

Le Mercure de France est aujourd'hui une maison d'édition, mais au XVIIième siècle, c'est une revue mondaine ou ils fait bon d'être publié quand on aspire à quelconques carrières artistiques. Restrospectivement, cette revue est une ressource pour comprendre les goût de l'époque, mais aussi la hiérarchie des sujets culturelles. La mode questionne de Molière à Zola. Il faut attendre 2017, pour disposer d'un recueil qui ouvre des nouvelles perspectives sur la place de la mode dans la culture.


Manon Renault, 
Journaliste Mode 
Responsable de l'enseignement « Blog » pour Mode Estah
LuxsureURL. 
Nous faisons souvent le lien entre mode et art dans la mesure où l’art influence la mode. Mais qu’en est-il de la littérature ? Existe-il un lien entre les deux univers ?


Mercure de France dans Le goût de la mode nous montre à travers un recueil de 31 textes, que la mode influences les écrits. En effet, le recueil est composé de trois différentes parties: Autour de la mode, Fous de mode et Les grands couturiers.
Comme l’indique Ariane Charton dans l’introduction, la mode étant fondamentalement humaine et personnelle, les différents auteurs ont tous des positions différentes vis-à-vis de celle-ci. Certains en font l’éloge, tandis que d’autres décrivent son inconstance.


Dans le camp des auteurs favorables à la mode, Honoré de Balzac (dans Traité de la vie élégante, L’habit fait l’homme) considère la mode comme étant un outil d’analyse sociologique et de la morale. Pour qui sait regarder et analyser les détails, l’identité et notamment le statut social de la personne est flagrante. Nous pouvons également compter sur la présence de Charles Baudelaire qui, dans Peintre de la vie moderne, La beauté des modes, explique la mode comme un phénomène en constant changement, menée par la quête du beau.


Le camp des détracteurs de la mode quant à lui compte la présence de Molière avec Le bourgeois gentilhomme. Dans une de ses scènes, Molière fait la critique du désir de monsieur Jourdain d’être à la mode. Ce désir est par ailleurs poussé à son paroxysme avec le port d’une tenue complètement ridicule suite aux dires du maître tailleur, en qui le gentilhomme fait aveuglément confiance. Montesquieu, quant à lui, critique l’inconstance de la mode qui change trop rapidement et la hiérarchie de la mode (qui découle de la royauté) dans Les lettres persanes. Dans une de ces lettres ( la lettre C. Rica à Rhédi, du 8 de la lune de Saphar, 1717), Montesquieu, à travers son protagoniste, évoque la vitesse à laquelle les tendances évoluent.


Enfin, malgré ces deux prises de positions relativement drastiques, certains extraits montrent également des aspects de la mode qui sont encore d’actualité. Par exemple, la rapide fluctuation de la mode est encore très présente aujourd’hui où les collections se succèdent à un rythme frénétique, causé par la Fast Fashion et la capacité d’avoir tout ce que l’on veut quasiment de façon instantanée. Emile Zola dans Au bonheur des femmes, parle également d’un principe de marketing de base. Celui qui consiste à éveiller chez le consommateur de nouveaux désirs et de profiter de “leurs coquetteries et frivolités” pour pousser à l’acte d’achat.

En conclusion, Mercure de France, par ce recueil nous prouve bien que la mode influe sur la littérature. Les écrivains étant d’abord homme d’une époque n’y sont pas imperméables et qu’importe leur position au sujet de la mode, ils en parlent. De plus, elle nous montre également que les problématiques contemporaines ne sont pas nécessairement nées récemment mais qu’elles se sont exacerbées.


Une critique de David Cai

La montée en puissance de la voix de consommateurs appartenant à des groupes traditionnellement minorisés, bouscule le monde de la mode. En réponse, les groupes de luxe, les magazines créent des espaces afin de les écouter. Désormais, les études sur la mode doivent intégrer une critique des politiques de représentations pour former des étudiants aptent à communiquer avec des publics pluriels, rassemblés dans un monde globalisé.

Le principe même de la mode est d'être métisse, hybride, et de s'inscrire dans la mondialisation dont le but est de s'adresser à tous. Identifions les consommateurs oubliés du discours de la mode, et la manière dont ils expriment leurs revendications.
Des propositions d'identifications restreintes 
Leah Vernon



"Avec ce projet, je voulais montrer au monde, que des gens comme moi, qui ne correspondent pas aux "normes" de beauté dictées par la société, existent et méritent d'occuper l'espace." -Leah Vernon 

Leah Vernon est une blogueuse de mode noire, musulmane et féministe. En septembre 2017, elle lance un projet et crée une vidéo ou elle danse librement dans la rue. La vidéo fait vite le tour de Youtube, ouvrant la discussion autour de la place des femmes noires musulmanes dans l'espace public. Ce cas de prise de parole, d'occupation de l'espace, n'est pas isolé. La démocratisation des outils numérique a permis aux publics marginalisé de s'adresser au plus grand nombre et de raconter leurs histoires. Cette libération de l'expression n'est pas passé inaperçue : rapidement les industries culturelle, dont l'industrie de la mode est une part importantes; se penchent sur les revendications de ces communautés. Cependant est-ce assez ? 
Les images de modes procurent très largement une esthétique qui invite à être blanche, fine et cisgenre. L'industrie de la mode hésite à sortir de ses codes traditionnels. Alors les influenceurs prennent des allures d'activistes et montent au créneau.

Changer les système de représentation : les influenceurs bougent les codes
Blake Gifford


Le marketing des influenceurs prend de plus en plus de place : il inspire la confiance auprès des consommateurs. En 2018, Nicolette Manson, blogueuse et fondatrice de la marque "plus size" Premme, et Blake Gifford, organisent une conférence intitulée " Ressistance and Disruption Trough Diversité &Data" . Une discussion qui explore le pouvoir des influenceurs sur les marques. Les organisatrices invitent à l'activisme. Selon elle, les influenceurs ont des responsabilités : ils représentent des communautés, des individus et ainsi doivent dénoncer les défiances du système. 
À titre d'exemple, la pratique d'un activisme viral via Instagram à invité le site Revolve à faire son méa culpa. En janvier dernier les inlfuenceurs ont dénoncé la politique de recrutement de égéries : une politique raciste pour une marque qui manque de diversité. Rapidement la hashtag #RevolveSowhite envahit les réseaux sociaux. Selon Glifford cette forme d'activisme est essentielle si on veut faire bouger les choses est sortir des représentation hégémonique.

Pourquoi cette activisme doit-il être pris au sérieux ?

Gifford rappel que les femme Black Américaine, représentent 14% des femmes aux État-Unis et qu'elle occupent une place unique en temps que consommatrice. Leurs préférences et les affinités avec une marque représentent des dépenses qui représenteront 1,5 billion de dollars d'ici 2021 selon le rapport Nielsen intitulé  "African-American Women: Our Science, Her Magic" .



Pour créer des campagnes des communications en adéquations avec le monde actuel les étudiants doivent comprendre les revendications qui animent la société. Prendre en compte la diversité des publics, et savoir leur offrir de canaux de communications qui ne stéréotype pas leurs luttes. Une marque, peu importe sa qualité, ne peut exister sans consommateurs. 



Manon Renault, 
Journaliste Mode 
Responsable de l'enseignement « Blog » pour Mode Estah
Le portrait d'un élève : une manière d'évoquer le rêve d'un individu et faire valoir la façon dont l'école  peut accompagner ce dernier pour le réaliser. Chez Mode Estah l'humanisme rayonne. L'encouragement à la créativité, à l'autonomie, à la responsabilité s'articule à la réalisation des rêves. Pour cette rencontre, Johanna, Léa et Ogelen ont choisi de nous présenter le projet professionnel, le projet de vie, de David.


Parler de l'école Mode Estah, c'est parler de l'importance pour l'équipe de laisser les élèves s'épanouir et se découvrir. Pour cela, il y a les cours : mais la vie ne se limite pas aux heures passées en classes. Ils semblait donc primordiale pour les étudiants en Fashion Business de prouver qu'ils ne se réduisent pas à de simples élèves : ils ont des envies, des projets et agissent. Ce portrait de David Cai nous rappelle qu'un élève qui réussit est un élève auquel on laisse une place pour rêver. Mode Estah : une école humaine.
Manon Renault, 
Journaliste Mode 
Responsable de l'enseignement « Blog » pour Mode Estah


Qui a dit que les étudiants n’avaient pas de vie en dehors de l’école ? En effet, nombreux sont ceux dont les passions dépassent l'univers de la mode. Chez Mode Estah, ils sont aussi danseurs, artistes, maquilleurs, ou bien encore, ont des envies de s’orienter dans le milieu du tatouage.


Qui sont-ils ? D’ou viennent-ils ? Que font-ils ? Entre les études, le boulot et la passion, comment les étudiants de Mode Estah s’organisent-ils ? Nous partons à leur rencontre et découvrons leurs fabuleuses ou bien désastreuses aventures, ils nous racontent tout !


PORTRAIT de DAVID CAI

David, étudiant en troisième année en Fashion Business et tout juste âgé de 23 ans, mène une vie bien remplie entre ses études à Mode Estah et sa vie de danseur à l’INALCO. Passionné de Danse et par l’univers de la Mode, il est plein d’ambition pour associer ses deux passions pour l’avenir !




Go !

  • Alors David, parle-nous de toi ! Raconte-nous ta vie en parallèle de tes études à Mode Estah ?

David :

  • En parallèle des cours, j’ai un autre gros projet lié à ma grande passion, la Danse ! Notamment avec l’atelier de danse du BDE de l’INALCO où j’enseigne à des novices et des débutants le Street Jazz, un style qui mélange un peu tout les styles de Danse, en passant par le Jazz au Contemporain et par le Hip-Hop.

  • Tout ça doit te prendre un temps fou, comment gères-tu ton temps ?

David :

  • En terme d’organisation, je donne ces « cours » le samedi après-midi, du coup j’ai pas trop de problème à jongler entre les deux, sauf peut être pour l’apprentissage des nouvelles chorégraphies que je dois parfois faire quand je rentre des cours.

  • Et dis-nous, d’où t’es venu cette passion pour la Danse et quand as-tu commencé tout ça ?

David :

  • J’ai commencé la danse en 2015, avec justement le BDE de l’INALCO. Quand une amie m’a demandé si je voulais bien danser avec elle pour le spectacle qui avait lieu un ou deux mois plus tard. C’était vraiment une expérience assez singulière surtout pour moi qui ne danse pas vraiment de base !

Si l’on m’avait dit quand j’avais commencé l’INALCO que j’allais danser sur scène devant 200 personnes, j’aurais probablement ri au nez des personnes, mais voilà où j’en suis aujourd’hui avec une participation à trois spectacles de l’INALCO, une fois avec mon propre groupe et ensuite en tant que « prof » de danse Tahitienne et avec un autre groupe.




  • As-tu déjà rencontré des danseurs professionnels ?

David :

  • Plusieurs fois ! Aujourd’hui, en plus de l’atelier que je donne de manière hebdomadaire, j'assiste occasionnellement des workshop de danse, c’est-à-dire, des cours spéciaux de chorégraphes professionnels internationaux qui passent sur Paris, comme Camillo Lauricella (mon chorégraphe préféré), Princess Madoki (wackeuse française) ou encore Jake Kodish.

  • C’est passionnant ! Mais alors, la danse et la mode, penses-tu allier ces deux passions pour l’avenir ?

David :

  • Complètement, mon projet d’étude et de carrière mêle justement les deux ! J’aimerais pouvoir, au terme de mes années à Mode Estah, pouvoir lancer ma propre marque de vêtement pour danseur. En effet, en tant que danseur, j’ai remarqué que l’offre de vêtement « pour danseur » était très faible. En effet, on peut, en France du moins, soit acheter des vêtements traditionnels de danse dans des magasins de sport comme « Decathlon » soit pour la danse classique et contemporaine, aller chez des créateurs spécialisés et pour les autres styles de danse, on se débrouille avec ce qu’on a acheté avant. Du « oversize » la plupart du temps pour le hip-hop etc.

  • Tu as donc déjà une petite idée de ce que tu veux créer ?

David :

  • Oui, c’est pour cela que j’aimerais bien lancer ma marque de vêtements vraiment faits pour la danse. Avec justement des matériaux qui tiennent les efforts, mais tout en gardant un vêtement visuellement beau et surtout qui flatte les mouvements des danseurs.

  • Y a-t-il des créateurs qui t’ont inspiré ou motivé pour aller dans ce sens ?

David :

  • Absolument ! Grâce à l’intervention de Romain Antonini et de sa sœur Alicia Antonini à l’école, la semaine dernière, mon idée ne s’est que renforcée et je vois que cela est faisable.

  • C’est formidable ! Merci David pour cette interview, et tu inspireras bien plus d’une personne ! Ton parcours et ta motivation sont remarquables et nous te souhaitons plein de réussites pour l’avenir.

David :
  • Merci à vous de m’avoir proposé une telle interview ! Et je ne peux qu’espérer que ça motivera quelques personnes. Je vous souhaite la même chose !



Propos recueillis et article rédigé par :

Monkhbaataryn Ogelen
Albertalli Léa
Slimane Johanna 
Fourni par Blogger.